LA VIE DU CLUB
LE BETISIER DU CLUB
Le Club Hippique des Joncs Marins existe depuis plus de trente ans, ce qui nous a permis de recueillir pas mal de « perles » en tout genre, de la part des cavaliers comme de la part des gens qui nous appellent.
Ce bêtisier n'est pas fait pour se moquer des cavaliers ou non - cavaliers auxquels nous avons affaire - mais plutôt pour vous donner un aperçu de la vie dans un centre équestre vu « de l'autre côté de la barrière ».
Activités
Vous aurez, chaque mois, un article correspondant à une lettre de l'alphabet, un dossier en somme, dans lequel nous avons regroupé ces événements ou réflexions qui nous ont fait réagir.
Certaines de ces perles sont navrantes, d'autres assez cocasses, à vous de juger !
Le Bêtisier du Club
A comme ... Apprentissage
Ah, quel beau mot ! il évoque les cours d'équitation entre copains ou copines, les crises de fou rire à poney ou dans le club- house, les stages, bref, tout le temps de nos jeunes années de cavaliers. Pas toujours, malheureusement.
On sait que beaucoup de débutants abandonnent, pour diverses raisons. Parmi ceux qui arrêtent l'équitation, nombreux sont
ceux qui ont débuté parce qu'ils y ont été poussés, voire forcés par des parents dont le plus cher désir était de monter à cheval et qui n'ont pas pu réaliser leur rêve. Je dirais que ces abandons sont les plus dangereux. L'échec subi par le parent à travers l'enfant est d'autant plus cuisant que le désir refoulé est fort. Et que dire alors du poids que l'enfant porte sur ses frêles épaules ?
Vie du Club
Dans un de nos cours débutants montait un petit garçon de dix ans qui faisait toujours la tête. Il montait depuis quelques mois déjà, mais les progrès étaient plus que lents, et son entrain à préparer son poney était effarant : il lui fallait bien ¼ d'heure pour rentrer dans la stalle, et ½ heure de plus pour arriver à son cours avec un poney dont le toilettage lui aurait valu la dernière place dans un comice agricole. Il marmonnait sans cesse à cheval, ce qui créait un fond sonore assez désagréable.
Un jour, sa monitrice, excédée, lui demanda de se taire, ou de dire à haute voix ce qu’il disait tout bas.
Et là, on entendit : « M’en fous, moi, je voulais faire du foot ».
 
Formation
J’ai eu, dans le même registre, un petit bonhomme de neuf ans qui était absolument hermétique au mécanisme du trot enlevé (entre autres).
Les vacances de la Toussaint se passent et, à la rentrée, son père m’annonce fièrement que « ça y est, il SAIT ».
« Ah, bon, ai-je répondu, enthousiasmée, il a fait un stage dans un autre club ? ». On explique différemment et, parfois, le déclic se fait.
« Non, m’a répondu le père sans sourciller. Mais, tous les jours, pendant un quart d’heure, il a eu une séance chaise ». Pendant un quart d’heure par jour, ce pauvre môme, installé à l’envers sur une chaise, les pieds sur les barreaux, se levait et s’asseyait au rythme donné par son père « debout – assis, debout – assis, debout – assis, … » ?
Ce gosse a arrêté l’équitation peu de temps après.
 
 
Les couleurs : les robes sont toujours un sujet d’étude passionnant pour les enfants, plus rarement pour les adultes, mais ils se plient au jeu de bonne grâce, en général. Nous avons dans nos écuries un cheval de couleur léopard particulièrement sale, son poil est toujours taché par l’urine et le crottin, à un tel point qu’il vit en stalle car il m’est impossible de le mettre en boxe : il est tellement peu soigneux de ses affaires qu’il faut une heure pour le nettoyer et la chose rebute même le cavalier le plus accro au pansage. Pendant un cours d’hippologie, j’ai demandé de quelle couleur était la robe de Domino. Comme personne ne répondait, j’ai lancé pour plaisanter « léopard pipi » ; Eclat de rire général.
J’ai moins ri le vendredi, lors du passage des examens, quand « léopard pipi » est ressorti.
De même, il faut parfois décrypter ce qu’on nous dit lors du passage des galops.
Une petite fille, terrorisée par l’examinateur, devait décrire la robe de Diabolo, charmant poney , un peu lourd, certes mais oh combien sympathique . « Obèse ».
Tu voulais sans doute dire aubère, non ?
Les parties du corps : lors du passage de l’examen du cavalier randonneur bronze, un candidat voulant sans doute faire de l’humour me décrit les différentes parties du corps du cheval et leur utilité dans la locomotion.
Arrivé à l’arrière main, je lui demande le nom de cette partie. « ben, le cul ! »
« … et ça sert à quoi ? »
« ben, à ch… ».
Sans commentaire.