LA VIE DU CLUB
LE BETISIER DU CLUB
Le Bêtisier du Club
C comme ... Concours
Activités
La compétition est un excellent tremplin dans la vie du cavalier, quelque soit son âge. Elle va lui permettre de s’affirmer, de se faire plaisir, de progresser et, pourquoi pas, d’envisager une carrière.
Les concours de dressage sont réputés pour être rigoureux.. enfin, dans l’esprit de beaucoup de cavaliers, "rigoureux" veut surtout dire "ennuyeux", pour rester polie ...
Alors imaginez l’état d’esprit de cette cavalière qui va se présenter à une compétition comptant pour le challenge de dressage de l’Essonne, qui donne le nom de son cheval et le sien, et qui ne peut plus quitter la table du jury parce que sa jument est en train d’uriner à deux mètres des juges, et que le flot ne s’arrête pas, ne s’arrête pas, ne s’arrête pas,… Si, la jument vient de flatuler bruyamment, accompagnant le tout d’un gros soupir. Ah ! Décontraction, quand tu nous tiens !  
Vie du Club
Il y a de moins en moins de concours dits d’entraînement en Essonne, et c’est bien dommage, car ils nous permettaient –entre autres- de voir des choses intéressantes. Quand j’étais cavalière de club, j’ai participé à certaines de ces compétitions. Un jour, j’y ai vu un type, tout droit échappé de « Luky Luke », chaps à franges, barbe de deux jours, chemise à carreaux ouverte sur… rien d’ailleurs quand j’y repense ! Le gus montait un brave trotteur de bonne volonté mais « y’a des limites ». Il nous faisait des départs au galop arrêté en hurlant « croisillon ! », « vertical ! » ou « oxer ! », et là, c’était la charge héroïque : couché sur l’encolure, montrant les dents, les coudes largement déployés, il « franchissait » l’obstacle avec la légèreté du phacochère. Je ne parlerai pas des réceptions pour ne pas heurter les âmes sensibles…
Ce cavalier a eu un immense public. On s’est tous arrêtés pour le voir monter son pauvre trotteur et se planter au quatrième obstacle. Il y a quand même un dieu pour les chevaux de sport ou assimilés !
Formation
Dans la série « je persévère », nous avions il y a de nombreuses années un cavalier qui s’acharnait à sauter, mais qui n'avait que peu de talent.  
Lors d’une compétition hors département, il arrive sur le terrain avec son cheval et se présente devant le numéro un. Refus. Chute. Deux plombes pour rattraper le cheval. Il se représente devant le numéro un, le franchit, se présente devant le numéro deux. Refus. Chute. Deux plombes pour rattraper le cheval. Il se représente devant le numéro deux, le franchit, se présente devant le numéro trois. Refus. Chute. Deux plombes pour rattraper le cheval, et la voix du jury se fait entendre : « trois refus, vous êtes éliminé, mais vous pouvez néanmoins ressauter… non vous pouvez sortir ». 
Il y a peut – être un dieu pour les chevaux de sport ou assimilés, mais aucun pour les cavaliers.
« A cœur vaillant, rien d’impossible » ; Tu parles ! 
Nous avions une collègue qui, en ce petit matin de novembre, sortait pour la première fois son (gros et immense) cheval de selle en compétition de dressage. Rien d’extraordinaire, en hors – concours sur une épreuve du challenge de l’Essonne. Elle entre sur le carré, s’immobilise en X, salue, et repart au trot. Passé la cabine du jury, le cheval, trouvant la lisse de dressage moins impressionnante que celle de la maison, la sauta allègrement et piqua la main à sa cavalière pour aller faire un (grand) tour dans les bois. 
Alors, ne désespérez pas, ami(e)s cavalier(ères) de club ! Même vos moniteurs ont eu des loupés, questionnez – les et, et ils vous feront rire.